s'enchaînent. Des côtes et des os saillants, un teint pâle et triste, une fatigue éternelle, des carences, des évanouissements suivis de convulsions, des chutes de tension. RDV chez le médecin qui déclare fermement "tu es anorexique, et si tu ne reprends pas du poids, il te reste très peu à vivre". Ma famille s'inquiète. J'ai alors décidé de me réveiller, j'ai pris conscience du problème. Mais manger est un bien grand mot pour moi, un geste bien difficile, après cette habitude de 300 kcal/jour. Mon poids ne bouge pas. Une prise de sang, des rendez vous chez la psy. Aujourd'hui, j'ai tenté de m'en sortir plusieurs fois, mais j'ai énormément de mal. La décision est prise : courant novembre, le verdict tombera. Soit j'irai dans ce centre dans le 74 et j'y resterai pendant des mois, soit je n'irai pas.
Cette société dans laquelle on vit vise à l'autodestruction.
Pensez à ceux qui sont atteints de graves maladies, ou qui souffrent de famine... Ils n'ont rien demandé.
Et les filles, s'il vous plait. N'adhérez JAMAIS au Pro-Ana, je sais de quoi je parle.
Google peut vous en dire plus...
Merci aux VRAIS qui ont toujours été là, et qui le sont encore. Vous vous reconnaîtrez.
